LE VOTE, LES DÉCLARATIONS, LES POINTS DE VUE:

La séance débute à 15 heures ouverte par le plus âgé FOURCADE et la plus jeune qui se nomme... ANCIEN. Lui est de gauche, elle, est de droite.

Déclaration du doyen et appel à candidature. Michel PÉLIEU est seul candidat.

Tout est déjà orchestré. Les "négociations" des jours précédents sont achevées. Le résultat du vote ne peut faire objet d'aucune surprise. PÉLIEU n' a pas besoin des voix de FAVARO-RICAUD pour être président contrairement à leurs affirmations. "Voter FAVARO-RICAUD, c'est voter PÉLIEU" alors que voter pour d'autres ferait tout "chavirer".

Vient la proclamation des résultats: 34 inscrits, 34 votants dont un vote par procuration. L'élue avait pu parcourir son canton et monter les marches marbrées de l'hôtel départemental mais restait clouée sur son fauteuil  au moment de monter les marches d'un isoloir trop haut perché pour être accessible aux 'handicapés". Le mandataire désigné rendra valide le bulletin de l'invalide.

L'élection n'est pas faite que le Conseil Départemental agit déjà en faveur des PMR (personnes à mobilité réduites).

La proclamation des résultats est faite : PÉLIEU 31 voix sur 34 et 3 votes blancs.

Déclaration et remerciements du premier Président départemental de son histoire. Félicitations et soutien de Jean GLAVANY au nom des électeurs et élus PS.  Appel à l' ouverture par Gilles CRASPAY, et colère de José MARTHE: "La campagne a été courte et rude sur les 17 cantons et il constate que le président sortant était LE candidat des 17 cantons. S'il estime logique le vote des binômes PS-PRG dont la place est à gauche et le vote à gauche il se déclare stupéfait du vote des binômes qui ont appelé les électeurs à combattre le PS-PRG puis votent pour lui et les oublie une fois les élections passées. "Il ne faudra pas être surpris de les voir "dégoûtés" et déserter les urnes.

L'échange est plus ferme que virulent. Michel PÉLIEU répond qu'il a apporté son soutien normal  aux candidats de son parti.  (Si le caneton compte bien, cela nous fait deux présidents "normaux". Pour le bonheur des marchands de scooters?) . Les candidats d'opposition ont décidé de siéger non pas dans l'Entente Républicaine, vieille de quarante ans mais au sein d'un groupe porté sur les fonds baptismaux en ce jour 02 avril de l'an de grâce 2015: "Groupe Indépendants et Territoires" (GIT) et n'ont pas renié leurs convictions tout en acceptant de participer à un projet collectif transversal  (PCT). (Note du caneton: c'est un peu normal, le système Vertical est obsolète et puis avec des binômes mixtes le management à l'horizontale sera plus adapté, et le financement sera assuré par le P.P.P. ? Partenariat Privé Public). Ils ont accepté de percevoir... pardon... de présider...une commission alors que José MARTHE avait refusé de Présider la commission des finances il y a quatre ans. Ce dernier précise que le contexte n' était pas le même. A l'époque il s'agissait d'arbitrer la Présidence entre le PS et le PRG . C'est Jacques BÉHAGUE qui avait "assis" PÉLIEU dans le fauteuil présidentiel.  Et José MARTHE de rajouter que ce n'était pas le cas aujourd'hui.

Il confirmera  au micro de pic FM son analyse de la situation, la duperie des électeurs et le choix du terme fort volontairement employé de "STUPÉFACTION" et de dégoût d'électeurs trahis.

Le caneton avoue se mélanger un peu les palmes dans cet imbroglio PRGiste, même s'il est très satisfait de la plumée du leader CANTONAL qui prend juste au moment opportun une étiquette qu'il n'avait jamais revendiquée ni défendue et à laquelle il a voulu associer les électeurs municipaux. Si les élus l'ont accepté et n'ont pas démenti leur adhésion au PRG, les électeurs n'ont pas cautionné. Dire qu'un écart de 106 voix sépare les finalistes au second tour et que finalement sans ce revirement soudain il aurait pu cumuler toutes les fonctions de son prédécesseur. Un écart de 106 voix cela veut dire qu'il suffisait d'en prendre la moitié  au binôme adverse. Ah bon ? Et oui...

Le score de 2661 serait passé à 2661 + 53 soit 2714 tandis que le binôme opposé serait lui passé à 2766 - 53 soit 2713.

53 canetons d'AZEREIX n'auraient pas abandonné la barquette dans laquelle ils avaient pris place il y a un an et c'était dans la poche au sens figuré, mais surtout au sens propre. Maudit soit de chiffre 53. En plus 53 est le 17ème nombre premier en comptant le 1. Maudit soit le 17 (17 cantons, 17 communes sur le canton d'Ossun). Maudite soit la MAYENNE département 53 qui  est réputé être le Premier Elément Rural des Départements Utiles. Information du site "désencyclopédie", qui ajoute que la formule étant un peu longue vous trouverez sans problème son abréviation.

Et en plus Voter FAVARO-RICAUD, c'était voter PÉLIEU.

Le caneton va se regarder quelques épisodes de "perdu de vue" car "les feux de l'Amour" c'est pas son truc.  La prochaine fois que je vais à OSSUN consulter, si le médecin me dit "toussez et dites cinquante trois", je le plume.

L' HUMEUR DU JOUR

Pendant que tout le monde festoyait dans les jardins de la Préfecture, arrosant la victoire , puisqu'il n'y avait de place que pour les gagnants (Madame la Préfète étant absente, en absence du chat, les souris pouvaient y danser), un drame national se nouait. Loin des siens, seul, le papa agonisait. Jean-Michel BAYLET préférant la fuite au combat, abandonnait son idée de briguer , après trente ans, la tête du département dans le Tarn et Garonne, criant à l'envi, avoir été "Trahi"  par le binôme Christian ASTRUC et Marie-José MAURIÊGE, classé Divers Gauche par le ministère de l'intérieur mais se revendiquant "sans étiquette" et prenant position contre M. BAYLET. Ce binôme avait les clés du scrutin et les a utilisées pour mettre un terme à ce que certains appellent " la fin d'un règne radical". Seule consolation, son héritage est fêté gaiement en Hautes-Pyrénées, terre "foncièrement radicale". Un simple déplacement du centre de gravité, qui sera seulement un peu déporté par rapport à la future grande Région. 

Si Brel revenait il chanterait à coup sur," La Valse à Mille Temps ", mais probablement les deux premiers couplets seulement.

A Azereix le titre est un peu changé "La Valse à Mis Le Temps...' D'autres couplets restent à "écrire".

En France tout va déjà mieux. Les dernières statistiques de l'INSEE constatent la reprise économique tout en déplorant l'avancée du chômage . Mais sachez "POSITIVER". C'est bien, car il y a pire ailleurs.

On laissera la conclusion au professeur Didier  RAOULT (Le Point): " de l'utilité et des limites de l'homme providentiel." L'histoire utilise les grands hommes qui la servent en poursuivant leurs intérêts, puis elle les désacralise, car ces héros n'étaient pas infaillibles. Il cite Hegel parlant de "la ruse de la raison" qui utilise les grands hommes, lesquels, agissant par intérêt, réalisent à leur insu les évolutions historiques indispensables. Mais ces "héros, utiles dans un temps et un lieu donné, ne sont pas des dieux, ils sont mortels et leur contribution est temporaire..."

COMPOSITION DE LA COMMISSION PERMANENTE: (24 membres)

Sur proposition du président départemental la commission permanente est constituée et élue à l'unanimité.

DOUZE VICE- PRÉSIDENTS: Chantal Robin-Rodrigo (PRG), Jean GLAVANY (PS),Josette BOURDEU (PRG), André FOURCADE (PRG), Maryse BEYRIÉ (PS), Bernard VERDIER (PRG), virginie SIANI-WEMBOU (PS), Jacques BRUNE (PRG),Nicole DARRIEUTORT (PRG), Jean BURON (Front de Gauche), Pascale PÉRALDI (PRG), Frédéric LAVAL (PS).

DOUZE MEMBRES DE LA COMMISSION: Isabelle LOUBRADOU (PS), Jean-Christian PÉDEBOY (PRG), Monique LAMON (PRG), Jean GUILHAS (PS), Andrée DOUBRÈRE (GIT),Laurent LAGES (PRG), Catherine VILLEGAS (GIT), David LARRAZABAL (GIT), Joëlle ABADIE (PS), José MARTHE (Entente Républicaine), Isabelle LAFOURCADE (PRG), Gilles CRASPAY (GIT).

COMPOSITION DU GROUPE INDÉPENDANT ET TERRITOIRE


Georges ASTUGUEVIEILLE, Catherine VILLEGAS, Andrée DOUBRÈRE, Gilles CRASPAY, David LARRAZABAL, Laurence ANCIEN.

Ces six membres sont les binômes des cantons de Tarbes 2 , Tarbes 3, et Ossun. 

ENTENTE RÉPUBLICAINE

Voilà un groupe qui devrait bien s'entendre et ne pas se diviser puisque José MARTHE et sa binôme Adeline AYELA restent seuls.

Sur le canton du Moyen-Adour le binôme Pascale AUBARD et Jean-Michel SEGNERÉ portait le même étendard, mais n'a pas été élu.

D'autres cantons de la deuxième circonscription surtout auraient pu basculer ou rester à droite puisque Frédéric CIEUTAT pour la droite avait partout trouvé des candidats, sauf sur le canton de Christian PAUL. (volontairement)

L'ambiance aurait sans doute été très différente si d'autres cantons avaient basculé.

On peut par contre constater que sur la première circonscription le champ a été laissé libre au PRG et au PS. Il y a là matière à questionnements.

Le caneton pense avoir résolu une grande partie de l'énigme, qui paradoxalement pourrait avoir quelques liens avec le canton d'OSSUN. C'est un peu comme dans la marine: les navires de surface sont plus repérables et donc plus vulnérables que les sous-marins. Et puis les soldats, c'est fait pour aller au front pendant que les généraux négocient le partage du territoire à la fin des hostilités.

LES COMMISSIONS

Le Président PÉLIEU a annoncé qu'elles seront réduites à cinq. Il se réjouit de l'association du GIT au projet collectif. (ndc: par projet collectif, il faut entendre Projet Radicalement de Gauche )

Pour la première fois de l'histoire la présidence de la commission des finances sera confiée à ce groupe. Gilles CRASPAY est pressenti pour occuper le poste.

Le social à la gauche

Le financement à la... , enfin... au, comment dire ? Ah oui: au Mi-EUX.

Un mariage pour le meilleur ...et le pire.

Comme ils disent à Marseille: QUAND O.M., on compte pas.

L'AVIS DU CANETON

Lors de ses multiples réunions le Président Pélieu n'a pas manqué de rappeler que lorsqu'il était arrivé aux commandes, il avait trouvé des finances en très piteux état et avait du prendre les mesures nécessaires à leur rétablissement. Ce François FORTASSIN, quel mauvais gestionnaire.

Maintenant que tout va bien c'est le moment de confier la caisse enregistreuse au GIT.

Si à la sortie le résultat n'y est pas, on trouvera vite les coupables. On sait qu'ils ne risquent pas d'être confrontés à des "emprunts toxiques" indexés sur le cours du cacao  ou autres matières.

Et puis les banques ont plein d'argent...(sic)

Le seul "oubli" c'est que les collectivités locales lèvent toujours plus d'impôts que les contribuables ne revoient jamais alors que l'argent des banques est celui des dépôts de leur clientèle qui entend bien les conserver, les faire fructifier et les récupérer en cas de besoin.

C'est tellement vrai que les élus ne donnent pas leurs indemnités aux impôts et les déposent chez leur banque, mais sur leur compte personnel quand même.

Jacques BÉHAGUE a fait une expérience cruelle, il y a quatre ans en mettant en place le président sortant. Il en est aujourd'hui récompensé: le sortant l'a sorti. 

Le GIT risque fort de faire une expérience du même type. Le caneton prend date.

Côté couleurs le vote blanc de José MARTHE qui n'est pas un bleu en la matière n'avait rien à voir avec le noir de son humeur et de sa chemise. C'est simplement qu'il y voyait rouge.   

Il aurait été élu, le poste aurait légitimement dû revenir à Michel RICAUD puisque la CCCO crée un tiers des emplois du département et comme déjà écrit les porteurs de projets pourront trouver là-bas les conseils de financement. Comme il est encore plus disponible maintenant, la machine est en route...Le mur est en face, c'est le moment d' accélérer.