LE PASSÉ QUI NOUS ECHAPPE:

PRÉSIDENTS DU CONSEIL GÉNÉRAL DES HAUTES-PYRÉNÉES:

Le premier président du Conseil général fut de 1803 à 1804, Pierre CLAIR de FONDEVILLE.  Avocat de profession, premier maire élu de TARBES en 1790, il fût président du Conseil Général sous le premier Empire.Pour ne pas user son bec, le caneton d'Ossun ne citera pas les 36 ou 37 suivants pour vous conduire à une période plus contemporaine.

De 1940 à 1942  c'est une commission administrative présidée par le préfet qui gérait le département.

En 1944, Pierre COHOU, sans étiquette, ingénieur des ponts et chaussées, maire de TARBES, préside le Comité départemental de la libération. Une personne de sa descendance habite sur le Canton d'OSSUN, à AZEREIX. Le Caneton lui serre la patte, ou plutôt la palme, ainsi qu'à son fils et sa fille.

De 1945 à 1967, c'est au tour de Paul BARATGIN, Médecin, de Présider le Conseil Général. Certains prétendent qu'il portait des bretelles mais le caneton portait encore du duvet et ne peut pas confirmer ce dire.

De 1967 à 1992, on passe du médecin au pharmacien, ou plutôt à la pharmacie puisque c'est le mari d'une apothicaire, Hubert PEYOU, Radical de gauche, cadre, qui occupera le poste.

En 1992, hasard du calendrier c'est lors des cantonales des 22 et 29 mars, donc aux mêmes dates que les prochaines départementales de 2015 que PEYOU perd son mandat de Conseiller Général du Canton d'OSSUN, battu par Pierre CHÂ, médecin, et la présidence du Conseil Général du même coup.

François FORTASSIN, aussi Radical de gauche que son "patron", enseignant, maire de SARP,  tire les marrons du feu et prend la présidence du département. Merci qui ? 

En 2008  il perd cette présidence au bénéfice de l'âge au troisième tour de scrutin. Josette DURRIEU, Parti Socialiste, professeure de formation, gardera le poste pendant trois ans seulement. (Les conseillers généraux étaient renouvelés par moitié tous les trois ans, alors que désormais le Président sera élu pour six ans, sauf accident. C'est une avancée notoire en matière de sécurité de l'emploi). 

Allez savoir pourquoi ils n'ont  pas prévu une présidence bicéphale, en binôme mixte, avec deux remplaçants.

On aurait à la présidence du département, comme dans chaque canton une première dame et un premier homme: un premier "couple" départemental, un premier couple "cantonal".

( Ca éviterait le drame national des premières dames de France: Il faudrait un minibus pour les conduire à AZEREIX, future capitale de la grande région qui nous ramènera aux urnes en fin 2015. Valérie Anne GISCARD d'ESTAING y était venue sous la présidence de son époux, en visite à l'ADAPEI, mais la municipalité n'était pas PRG.

Et puis si un jour on avait une Présidente, il faudrait un "premier homme de FRANCE.

En Allemagne, Angela avait trouvé LA solution. Son homme à la maison et pour ses voyages, elle emportait son petit playmobil. Avant, il était casé, maintenant  il est tout cassé. " Quoi qu'est qui ya, qu'est qui ya ? IL va marcher moins bien forcément".) Elle est pas longue...ma parenthèse ? 

En 2011, donc, la bataille interne PS-PRG tourne à l'avantage de Michel PELIEU dans des circonstances particulières. Pour l'entente républicaine, José MARTHE fidèle à ses idées vote blanc, estimant que le PS et le PRG devaient laver leur linge sale en famille refusant la tentative de PELIEU d'acheter sa voix en lui proposant la commission des finances. 

Rolland CASTELLS, brutalement décédé depuis, vote pour PELIEU et Jacques BEHAGUE vote DURRIEU. C'est donc au troisième tour que PELIEU est élu par 17 voix contre 16. L'entente républicaine "explose". José Marthe continue seul la résistance. C'est une bonne façon de se battre et peut-être de gagner.

BEHAGUE n'échappe pourtant pas ce mois de mars 2015,  à la candidature adverse de Chantal Robin Rodrigo. La voiture de cette dernière n'a que quatre places, déjà prises. Elle risque bien de le laisser sur le bord de la route.

Si au moins nos énarques avaient pensé à une parité un de droite et une de gauche, ou inversement, ce serait plus simple. (Ce n'est qu'un cancan du palmipède granivore.)


CONSEILLERS GÉNÉRAUX DU CANTON D'OSSUN:

Le premier était maire d'Ossun de 1882 à 1916. Il a démissionné de sa fonction de Magistrat pour devenir Notaire. Il s'appelait Léon BAILE et a donné son nom à une rue du village. Il portait une étiquette: Républicain. Il a siégé de 1890 à 1916, année de son décès.

Le second était vétérinaire. Il siégea de 1919 à 1931. Il fût un soldat courageux puis maire de TARBES de 1935 à 1944 et rugbyman. Il est mort en déportation. Etiqueté "modéré", il se nommait...Maurice TRÉLUT.

De 1931 à 1940 puis d'octobre à décembre 1945, mois de son décès, c'est un Radical, Maire d'OSSUN, qui lui succède. Il s'agit de Jean PEYOU. Son frère Marcel PEYOU, Radical aussi mais pharmacien lui succède de 1946 à 1954 et décède. C'est son neveu, fils de Jean qui se sacrifie pour les citoyens du Canton. Radical puis MRG, il se marie avec une pharmacienne pour garder les clés de l'officine, mais plus disponible, plus capable sans doute aussi que son père et son oncle, il devient président du Conseil Général de 1967 à 1992, mais aussi sénateur de 1974 à 1983. Particularité: Il a été conseiller municipal à OSSUN, mais n'a jamais réussi à y être élu maire. (Le CANeTON  a reçu un tract anonyme qui a circulé dans OSSUN lors des municipales de mars 1971, qui a donc 44 ans en mars 2015, et vous le fait partager dans la page suivante.)

En 1992 une dynastie prend fin. Le CANeTON sort de sa coquille cette année là, le 30 mars. Pour le canton, c'est un retour au milieu médical puisque Pierre CHÂ, médecin,UDF, petit-fils de maréchal-ferrant d'Ossun gagne contre le Président sortant, malgré un appel simple de tous les maires en faveur du sortant, de nombreux tracts de conseils municipaux, le soutien de la Presse, et même des tracts d'anciens maires nostalgiques. La livraison d'un camion tout neuf aux pompiers et la réalisation à AZEREIX devant le domicile du  maire RICAUD d'un rond point  (Des anciens l'ont baptisé rond point des cantonales) n'y feront rien. Le Président est battu et à une voix près la droite voit la présidence lui échapper. PEYOU ne s'estime pas battu, mais trahi par FORTASSIN, comme si ce le maire de SARP avait bourré les urnes du canton d'OSSUN et que les électeurs n'y étaient pour rien, ni l'équipe de "tracteurs" déployée sur le terrain. Le bénéficiaire sera effectivement FORTASSIN qui prend la présidence. PEYOU a voulu faire un tour de trop laissant K.O. tous ceux à qui il avait promis sa succession. (C'est une manie ou quoi ?)

En 1998, pour des raisons diversement commentées, c'est  Robert VIGNES qui les assomme à nouveau et ramène le CANTON dans le giron PRG. Maire de JUILLAN depuis 2001, Président de la communauté de Communes du Canton d'OSSUN (CCCO) et conseiller général du Canton d'OSSUN, le technicien en bâtiment, déclare se retirer de la vie publique, usé par ses fonctions. Il désigne ses successeurs: RICAUD à la présidence de la C.C.C.O. (Ca marche, à l'UNANIMITE), DUBIÉ à la mairie de JUILLAN (Ca rate à la majorité),FAVARO- RICAUD au CANTON d'OSSUN (C'est pas du Gâteau, c'est du BIS-CUIT). 

© CANeTON d'OSSUN